Dans le cadre du projet « Accompagnement des transformations structurelles en matière d’environnement et de climat », le Fonds national pour l’Environnement et le Climat (FNEC) a reçu un appui technique et financier de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) pour appuyer les communes dans la mobilisation de ressources financières auprès des mécanismes de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). C’est dans cette dynamique qu’il a organisé du 7 au 8 octobre 2025 à l’hôtel la Princesse de Bohicon, un atelier de renforcement des capacités à l’intention des communes cibles du projet « Renforcement de la résilience des communautés et des systèmes de production et de transformation agricole aux changements climatiques dans le Nord et le Sud du Bénin ».
Ont pris part à cette formation, une trentaine de responsables du développement local et de la planification, dont sept femmes, provenant de dix communes béninoises : Cobly, Boukoumbé, Tanguiéta, Matéri, Toucountouna, Ouaké, Bassila, Lalo, Aplahoué et Klouékanmé.
A l’issue de la phase protocolaire, Madame Prisca JIMAJA ABLET a animé deux communications. La première, consacrée aux fondements de la finance climat, a permis aux participants de mieux comprendre ses objectifs, ses principes et ses principaux mécanismes de financement. La seconde a porté sur le Fonds Vert pour le Climat, en mettant en lumière son rôle, ses domaines d’intervention ainsi que les critères d’éligibilité de ses projets.
Les échanges qui ont suivi ces présentations ont permis aux participants d’approfondir leur compréhension des modalités d’accès aux financements du Fonds Vert pour le Climat, tout en mettant en lumière les défis structurels liés à la participation effective des parties prenantes, notamment des organisations communautaires, des associations féminines et des personnes en situation de handicap.
A la suite de l’intervention de Madame Prisca JIMAJA ABLET, Monsieur Sylvain HEKPONHOUE, l’un des experts en charge de l’actualisation de la note conceptuelle du projet sus cité, a présenté la version révisée de ce document, élaborée conformément au canevas actualisé du Fonds Vert pour le Climat en 2025. Cette présentation a mis en exergue les composantes, activités et résultats attendus du projet, ainsi que sa justification climatique. Elle a également souligné les défis structurels du secteur agricole, notamment la faible productivité, la dégradation des sols, l’insuffisance et le coût élevé des semences améliorées, la recrudescence des ravageurs, ainsi que les faibles capacités de transformation et de commercialisation des produits agricoles.
Au terme de cette présentation, les échanges ont permis d’enrichir la communication de l’expert. Ils ont notamment favorisé une analyse approfondie des défis et des vulnérabilités climatiques propres aux départements de l’Atacora, de la Donga et du Couffo.
Par ailleurs, trois groupes de travail ont été constitués afin de permettre aux participants de s’exercer à la co-construction d’une note conceptuelle, à partir des questions et items figurant dans les termes de référence des travaux de groupe. En amont de cet exercice, les participants ont été invités à partager les réalités et spécificités de leurs communes respectives, dans une démarche participative visant à enrichir le processus d’élaboration de la note conceptuelle du projet.
Au terme des travaux de groupe, une documentation substantielle a été mise à la disposition du consultant afin de faciliter une actualisation complète et rigoureuse de la note conceptuelle.
A l’issue de l’atelier, cinq recommandations clés ont été formulées à l’intention des différents acteurs, les invitant à une mobilisation accrue en vue de la réussite de la consultation des parties prenantes, une étape déterminante dans le processus d’actualisation de la note conceptuelle.
FNEC, leader national de la finance climat.